La sexualité des dieux grecs

23/10/2017

Avant de commencer, j'aimerai signaler que je suis pas hyper calé à ce propos donc il y a peut-être des erreurs. Dans ce cas là, prière de me le signaler que je puisse le corriger...

Le mariage pour tous, en France ça date de 2013. Mais l'homosexualité, ça ne date pas que du XXIe siècle, loin de là.

Déjà au Moyen-Age le Roi Henri III fut suspecté d'homosexualité par ses contemporains. Philipe d'Orléans (le frère de Louis XIV), s'il n'était pas homosexuel, grandit habillé comme une fille par sa mère et « garda toute se vie cette inclinaison » (dixit Wikipédia).

Remontons un peu plus loin dans l'histoire pour retourner dans cette période bénie qu'est l'Antiquité. L'homosexualité était alors un peu plus tolérée. D'ailleurs, reprenons la phrase exacte de Wikipédia : « Par exemple, dans certaines cités de la Grèce antique, la pédérastie était pratiquée dans le cadre de l'éducation d'adolescents mâles ».

Achille, le grand plus grand guerrier de la Grèce Antique lui-même eu une relation avec son cousin Patrocle. Son cousin. La consanguinité n'avait pas beaucoup de sens à l'époque... D'ailleurs, toujours selon Wikipédia : « On relève également que plusieurs sociétés antiques, comme la Grèce et le Japon, ont encouragé la création de liens homosexuels dans certains corps d'armée entre des combattants expérimentés et leur disciple. L'on pensait alors que deux hommes amoureux se battraient avec plus de détermination et avec une plus grande morale ». Ok peut-être je m'y connais pas vraiment sur le sujet, pourquoi pas...

Mais du coup, quand est-il de leurs dieux ?

Contrairement à ce que l'on pourrait penser, tous les dieux n'étaient pas tout hétérosexuels.

Homosexualité

Dans les mythes grecs, nombreux furent les relations entre des dieux et des hommes. La plus célèbre bien sûr fut celle entre le dieu Zeus et Ganymède, un prince troyen petit-fils du fleuve Scamandre (oui les fleuves peuvent avoir des enfants dans la mythologie grecque, pose pas de questions...) dont la beauté n'avait aucun égal.

Même le très fidèle Zeus (c'est du sarcasme) en tomba amoureux et décida de l'enlever pour en faire son échanson (en gros c'est lui qui sert les bières sur l'Olympe).

Apollon, lui aussi, non content d'avoir harcelé tous les personnages de la mythologie (#BalanceTonPorc), est aussi, toujours selon la phrase de Wikipédia, est aussi le dieu qui compte le plus d'aventures avec des jeunes garçons.

Ben OK, nickel. Vous savez quoi ? Je vais pas en parler.

APOLLON AVEC SES AMANTS. MALSAIN.
APOLLON AVEC SES AMANTS. MALSAIN.

Du coup on va plutôt parler d'Hermès qui est un dieu à la « sexualité débridé » comme le dieu Pan ou le dieu ¨Priape (un dieu très soft celui-là). Outre ses relations avec entre-autre avec la déesse Aphrodite ou avec Pénélope (voui, la femme d'Ulysse), Hermès eu des relations avec plusieurs hommes (mais jamais avec des enfants, hein Apollon), Pollux et Anthéos pour les plus célèbres.

On va pas s'éterniser sur toutes les relations homosexuels des dieux, donc on va faire court: Dionysos eu une relation avec un jeune satyre nommé Ampélos, Poséidon était l'éraste (on reviendra sur ce mot plus tard) de Pélops...

Chez les déesses, pourtant, nous trouvons très peu de cas d'homosexualité. Déjà, on élimine Artémis et Athéna qui sont éternellement vierges.

Pas plus d'homosexualité chez Déméter et Hestia, ni chez Héra (qui se trouve être fidèle à Zeus). En fait même la déesse de l'amour Aphrodite que pourtant rien ne rebute d'habitude n'a eu aucune (ou j'ai pas assez cherché) relation connue avec une femme, qu'elle soit mortelle ou déesse.

La déesse Artémis avec sa favorite
La déesse Artémis avec sa favorite

Asexualité

L'asexualité, c'est l'absence d'attirance sexuelle chez une personne. C'est aussi l'absence de définition de son orientation sexuelle.

Aucun ou peu de dieux s'en rapprochent mais de nombreuses déesses peuvent y être associés.

Artémis, contrairement à ce que l'on pourrait penser, n'est pas asexuelle. L'asexualité et l’abstinence sexuelle ne sont pas la même chose et Artémis, si elle a fait veux de chasteté, n'est pas exsangue de ce genre de sentiments, ayant eu une relation avec Endymion (union dont naquit 50 femmes: les amazones). 

Par contre, Athéna et Hestia semblent l'être.

Quoique ça à l'air plus compliqué que ça en a l'air.

Bisexualité

Il y'a pas beaucoup d'exemples de bisexualités, mais il y'a THE exemple de bisexualité avec Hermaphrodite. Alors Hermaphrodite, je vous explique, c'est le fils d'Hermès et d'Aphrodites et ces parents lui donnèrent un nom composé de leurs deux prénoms respectifs. Et il est à la fois Homme et Femme. C'est-à-dire qu'il a des attributs sexuels masculins et féminins.

Il a d'ailleurs donné son nom à l'hermaphrodisme qui consiste à posséder ses divers attributs (ce que l'on retrouve notamment chez les escargots).

Certes la bisexualité n'implique pas forcément d'avoir des organes des différents sexes comme Hermaphrodite et consiste plutôt à pouvoir ressentir des sentiments pour des hommes et à des femmes sans distinction. Donc l'exemple n'est pas tant bon.

Hermaphrodite
Hermaphrodite

Conclusion :

Les mœurs n'étaient pas les mêmes du temps des grecs anciens qu'aujourd'hui. Si l'homosexualité peut provoquer des répulsions (à des personnes de type intolérante et vite fait homophobe quand même) de nos jours, il n'en était pas de même à l'époque. En effet l'homosexualité était perçue de façon plus naturelle pour les grecs anciens.

D'ailleurs, je reviens sur le terme éraste qui signifie (encore selon Wikipédia, quel site formidable quand même) :

« Dans la Grèce classique, l'éraste était un homme adulte engagé dans un couple pédérastique avec un adolescent, appelé son éromène. L'éraste était généralement un citoyen influent, engagé dans la vie sociale et politique de sa cité, le plus souvent marié et père de famille, jouissant d'une certaine fortune. Assumer la charge d'une relation pédérastique était en effet coûteux, notamment au cours des réjouissances qui clôturaient la période de probation. »

Cela en dit long sur l'époque n'est-ce pas ?

C'est donc tout simplement que leurs dieux puissent avoir des relations homosexuelles n'est-ce pas ? Cependant, aucun mythe ne raconte l'homosexualité chez des déesses.

En effet seul l'homosexualité masculine ne semble être concevable chez les grecs...

On a quelques exemples du contraire avec notamment la poétesse Sappho qui a ainsi rendue célèbre l'île de Lesbos (à l'origine du terme « Lesbienne »), mais elles font figures d'exception.

« L'homosexualité, ou plutôt la pédérastie, est selon Claude Mossé une pratique normale dans le milieu aristocratique de la Grèce archaïque, et n'exclut pas les relations hétérosexuelles, notamment dans le cadre du mariage.

Il n'est donc pas étonnant que Sappho, qui appartient à ce milieu, ait été homosexuelle, ni qu'elle ait été mariée.

Son amour pour les jeunes filles s'exprime clairement dans ses poèmes, et le désir qui s'y manifeste, ainsi que l'évocation d'Éros et d'Aphrodite, laisse peu de doute sur la nature physique de ces relations. Si cela n'avait rien de choquant dans la Mytilène de l'époque, en revanche le fait que ce soit une femme qui s'exprime est exceptionnel. Cette liberté aristocratique n'est rapidement plus comprise, et les poètes comiques d'Athènes sont les premiers à se moquer de Sappho. » (Wikipédia, article « Sappho »).

Lucas Oblin